Au lendemain de leur glorieuse et séculaire mission, il est fort compréhensible que nombre de pernowels soient complètement crevés.



C’est alors que votre intervention peut s’avérer salutaire et, grâce à un moyen très simple et à la portée de tous, donner une seconde vie à vos pernowels!

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En ce jour de repos bien mérité, il y a fort à parier que vous n’avez pas échappé à la cadeaumanie et que vous êtes, comme chaque année, fortement touché par l’amour et la perspicacité de vos proches et, plus vraisemblablement encore, enrichi de quelques millions de toxines. Soit!
Pendant que vous faisiez bombance, sans doute ignoriez-vous que les spécialistes du Commandement de la Défense Aérospatiale des Hémisphères Nord et Sud avaient commencé, pour une longue nuit de 24 heures, à suivre et surveiller les tribulations des pernowels dans leurs périples autour du monde pour distribuer les présents.
Quelques clichés pris in situ, sous toutes les latitudes, témoignent de l’activité vibrionnante des pernowels et de l’extrême diversité des us et coutumes de chacun.



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Outre la feutrine rouge et la barbe soyeuse du vieillard, le gras, le gros sont les poncifs ataviques du pernowel. Ventripotent, joufflu, le bonhomme est aux antipodes des ukases de la sveltesse, matraqués par les médias et la publicité.

Aujourd’hui, cédant à ces chimériques stéréotypes, une nouvelle génération de pernowels semble pointer du nez, rêvant à un poids plumesque désormais atteignable, à force d’une guerre sans fin contre leur nature, implacablement formatés à coups de régimes drastiques, de médicaments incertains et de chirurgie infernale.
Certaines façades sont désormais le déambulatoire de bonshommes anorexiques.


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A y regarder de plus près, certaines caractéristiques physionomiques relevées chez de nombreux spécimens prêtent à penser que les entreprises productrices de pernowels ne se limitent pas exclusivement à la fabrication de pantins joufflus décorés de feutrine rouge mais se livreraient à d’autres créations plus douteuses.
La preuve par l’image :


Vous ne voyez toujours pas…
Et maintenant?

De là à suspecter qu’il y aurait une pornowel connection, il n’y a qu’un pas que d’aucuns franchiront gaillardement.

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Qu’il soit appelé «Santa Claus», «Father Christmas», «Weihnachtsmann» ou «Père Noël», la tradition voulait que le vénéré personnage pénètre dans le logis par la cheminée, coutume que les pernowels grimpants ont fait volé en éclat puisque ceux-ci se contentent généralement d’une porte ou d’une fenêtre pas trop située en hauteur, d’ailleurs.


Chez les pernowels de stricte observance, malgré le sentiment d’avoir à subir de nouvelles pratiques considérées comme plus performantes bien qu’abusives, l’ascension des cheminées reste une question de principe qui justifiera tous les sacrifices.


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Aux lecteurs nantis et rompus aux techniques du tout-sécuritaire, rappelons qu’une maison bunkerisée transformera la tâche des pernowels en corvée laborieuse. Aussi, afin d’éviter les mauvaises surprises d’un Noël sans cadeaux, quelques consignes simples doivent être rappelées.
Tout d’abord, grilles et grillages, même décorés, constituent un obstacle fastidieux. Songez à les ouvrir. La nuit de Noël n’est pas une épreuve de gymkhana.



Deuxio, il y aura lieu de vérifier que fenêtres, baies vitrées et volets soient bien ouverts… Trop de pernowels doivent se résigner à contempler les restants de vos agapes réveillonnesques de derrière vos double-vitrages.

Enfin, enfermez à la cave Rex, votre cerbère canin.

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Bien que la morphologie des pernowels soit en apparence de type humanoïde, leur psychologie comportementale, leur aisance dans la verticalité et leur goût pour les hauteurs les assimilent à une sous-branche des mammifères bipèdes de type simien.
Certaines observations sont à cet égard éloquentes :

De plus, la variété extraordinaire des gabarits des pernowels grimpants, du plus petit à l’immense, donnent crédit et renforcent cette hypothèse osée.
Ainsi le modèle « ouistiti » :

Ou le modèle « king kong »:

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Notre étude sur la mobilité verticale des pernowels grimpants serait bien académique dans le sens âpre du terme si nous passions sous silence certains modes de transport originaux relevant de l’anecdote certes mais exemplatifs de la créativité remarquable de nos contemporains.
Ainsi, le parachute ascensionnel…

… ou descensionnel :

La fusée…

Et, bien sûr, le water-closet…


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Dernière catégorie typologique clairement distincte et identifiable parmi les adjuvants destinés à l’escalade des bâtiments de tout style: l’escarpolette ou balançoire qui consiste en une planchette suspendue par des cordes où l’individu se balance, assis ou debout.
D’aucuns s’étonneront de la pertinence d’une tel moyen d’ascension, nous de même. Cependant, cette étude n’a pas l’ambition d’expliquer mais d’inventorier. Nous relèverons dès lors les caractéristiques désormais bien connues du lecteur de ces objets lumineux ou non.
 
Vu le méthode un chouïa singulière de transport vertical (les bras tendus tiennent les cordes au-dessus de la tête, de sorte que la poitrine se dresse, dans une secousse, à chaque impulsion donnée, etc.), il importe de mettre en garde les pernowels qui ne maîtriseraient pas parfaitement les techniques ascensionnelles en escarpolette, ceux-ci pouvant se heurter à de douloureuses déconvenues.

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La progression ascensionnelle en échelle d’un bâtiment ne sera pas forcément l’apanage de tous les pernowels. Certains préféreront se livrer au plaisir horizontal des lois de l’équilibre avec leur jeu d’alternance, d’élévation, d’abaissement et de renversement, de telle sorte qu’une de ses extrémités soit élevée quand l’extrémité opposée s’abaisse. Plaisirs simples, enfantins de la bascule.

D’autres se contenteront de décrocher la lune.

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Je pressens avec appréhension le moment où cette analyse didactique, méthodiquement élaborée, témoignant de rigueur et d’esprit, exposant de façon claire et succincte l’essentiel d’une matière ô combien plus vaste, favorisant au besoin le détail, l’exception marquante, emmouscaillera irrémédiablement le lecteur dont j’aurais mésusé bien malgré moi de la patience.
Aussi, le temps est-il sans doute venu de resserrer ce précis pour la présente classification consacrée aux échelles pernoweliennes que l’on répertoriera selon qu’elles sont lumineuses ou non, faites de corde, métalliques ou en matières synthétiques, desservant un ou un chapelet de pernowels.
La nomenclature n’est somme toute pas très différente de celle établie déjà pour la corde.
 
Que les traverses et les montants soient rigides ou non, relevons l’ingéniosité des concepteurs extrême-orientaux qui ont lancé avec succès des prototypes dont les rotules autorisent un mouvement circulaire de 270° du plus bel effet.

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Le recours à l’électricité n’est pas sans risques puisque le cerveau des Pernowels est alors alimenté et irrigué directement par ce mode d’énergie. Les courts-circuits, surtension et autres coupures de courant peuvent être fatals ou, dans le meilleur des cas, entraîner des comportements saugrenus.

360 volts sont par contre parfaitement inutiles pour certaines catégories de Pernowels. Il en va ainsi pour les individus radioactifs, qui s’orientent très bien seul dans la nuit grâce à leur production personnelle de rayonnements fluorescents.

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Achtung! Beware! Attention!
L’utilisation d’un accessoire de type « corde » est à proscrire dans deux cas :
a. lorsque l’assemblage torsadé servant à lier, attacher, soutenir est composé de fils de matières textiles (chanvre, coton, laine, soie), synthétiques (nylon), métalliques ou autres (crin, poils de barbe, écorce d’arbre, jonc, etc.), de grosseur et de longueur variables, de qualité médiocre.

b. lorsque le sujet est dépressif

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Je pressens avec appréhension le moment où cette analyse didactique, méthodiquement élaborée, témoignant de rigueur et d’esprit, exposant de façon claire et succincte l’essentiel d’une matière ô combien plus vaste, favorisant au besoin le détail, l’exception marquante, emmouscaillera irrémédiablement le lecteur dont j’aurais mésusé bien malgré moi de la patience.
Aussi, le temps est-il sans doute venu de resserrer ce précis pour la présente classification consacrée aux échelles pernoweliennes que l’on répertoriera selon qu’elles sont lumineuses ou non, faites de corde, métalliques ou en matières synthétiques, desservant un ou un chapelet de pernowels.
La nomenclature n’est somme toute pas très différente de celle établie déjà pour la corde.
 
Que les traverses et les montants soient rigides ou non, relevons l’ingéniosité des concepteurs extrême-orientaux qui ont lancé avec succès des prototypes dont les rotules autorisent un mouvement circulaire de 270° du plus bel effet.

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Considérant que l’essentiel des activités des Pernowels sont nocturnes et que les nuits s’avèrent particulièrement longues sous nos latitudes aux abords du solstice d’hiver, de plus en plus de spécimens sont équipés d’accessoires électriques et luminescents, là où faire se peut. La corde lumineuse va conséquemment occuper une place de premier choix dans la panoplie archétypique pernowelo-grimpante.
Peu de distinctions sont cependant répertoriées par rapport à la catégorie précédente, non électrique pour mémoire :
a. le modèle conventionnel « Made in China »
b. le style « Borat » à grosse moustache kazakh
c. il n’y a pas de version « Pirates des Caraïbes », anachronisme oblige (vous n’imaginez pas Jack Sparrow avec un ordinateur portable, non? allez n’essayez pas de le voir avec avec une corde de pernowel lumineuse)

A noter la singulière variante du Pernowel en cordée poursuivi par une horde de bonshommes de neige pernowelivores (ce qui a pour avantage d’accélérer sensiblement la grimpade; à quelque chose malheur est bon).

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Lors de notre essai typologique précédent, nous avons relevé dans une infinité de variables un certain nombre de conduites caractérologiques dominantes. Afin de mieux cerner notre sujet, nous nous intéresserons dans les prochaines communications à dresser une classification plus précise du phénomène pernowelo-grimpant.
A tout seigneur tout honneur, l’instrument omniprésent dans l’iconographie récente pernowelesque: la corde.
Trois archétypes de Pernowels grimpants encordés sont à signaler :
a. le modèle avec corde intégrée dans la tunique
b. le version turlututu chapeau pointu
c. et, très en vogue cette année, le style « Pirate des Caraïbes »

Autre tendance remarquable, en ces temps de progrès scientifique continu et de ratios de productivité élevés, la technique de clonage reproductif permet désormais les ascencions de façades en cordée.
Par trois.

Et par cinq :

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Rappelons à ce stade de notre démonstration que le parement d’une maison de pernowels est d’abord et avant tout motivé par l’amélioration de l’aspect du logis et vise la perception et la sensation du beau chez le passant (sans parler de la fierté de l’exposant).
La présence du Bonhomme Noël, débordant d’énergie et de hardiesse sur son échelle, lumineuse ou non, rehaussera toujours d’une touche plaisante de bonne humeur et de couleurs les façades les moins disposées :


Même en cas de panne de courant ou d’extinction des feux dans la maisonnée.


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L a posture pernowelo-gravissante va largement dépendre du taux de déclivité de la paroi que le spécimen est censé parcourir. Cependant, la combinaison du poids de l’individu et de son bagage avec les obstacles physiques verticaux implique dans la plupart des cas un adjuvant permettant le séjour en hauteur, adjuvant que l’on peut répartir en quatre grandes catégories distinctes, à savoir:
1. la corde

2. la corde électrique lumineuse

3. l’échelle de corde

4. et la balançoire

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Pernowels grimpeurs? Escaladeurs? Varappistes? Alpinistes? Cette qualité vaut de prime abord aux inspirés propriétaires qui prendront tous les risques pour arnacher leurs pantins à bonne hauteur, nous venons de le voir.

Quant aux Pernowels, gravissent-ils, escaladent-ils, alpinistent-ils? Allez savoir!? A bien observer leur pose apprêtée, bien malin est celui qui sait s’ils montent…

ou descendent?…

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Quelles que soient ses motivations profondes, teintées de réflexions esthétiques ou formelles ou encore nappées d’un humour fin, le décorateur aura pour principal objectif de mettre en fête sa maison en l’agrémentant d’une ambiance chaleureuse et féérique.
Pour ce faire, il rivalise d’originalité et d’audace :

Mais dans un cas comme en cent, l’important sera d’être vu et de se faire voir :

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Chaque année en pareil temps
De par les villes et les champs
Le phénomène reprend vigueur
Une farandole de couleurs et de rondeurs
Des talents vertigineux d’arpenteurs
Les Pernowels refont de la grimpette
Sur les façades des maisons proprettes!
Subrepticement, à l’entame de décembre, aux abords d’une fenêtre guillerette, un premier nain rouge à barbe soyeuse est aperçu :

Un toit plus loin, deux autres escaladeurs sont à l’affût…

Ensuite, trois de plus font leur apparition…

Et puis un commando!
Mais c’est une invasion!…

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